Notre concept pédagogique


"Selon la définition de Claude Hagège, une langue est dite vivante
lorsqu'elle comporte des locuteurs l'utilisant naturellement.
On oppose ce terme à celui de langue morte." (1)


"Il y a des millions de gens qui sont des junkies de l’art, mais qui ne font rien.
Au lieu de vénérer ces artistes comme Bach, ils devraient les suivre dans leurs traces,
faire leur propre recherche pour aboutir à la conscience.
Bach est un bel exemple de conscience.
Il ne faut pas écouter Bach tout le temps, mais comprendre plutôt son message.
C’est possible d’être conscient."
Keith Jarrett (2)


La musique fonctionne comme un langage, et notre objectif est d'enseigner la musique comme une langue vivante, comme une langue qu'on peut parler couramment. "Parler couramment" la musique, c'est improviser.

Comment expliquer que, dans l'enseignement actuel de la musique dite "classique", on enseigne très peu l'improvisation, et souvent on ne l'enseigne pas du tout? La comparaison avec l'enseignement des langues peut permettre de comprendre ce problème:

Dans les méthodes d'apprentissage des langues, on distingue deux phases:

a) la phase passive, dans laquelle on répète des phrase qu'on entend, et on lit des phrases,

b) la phase active, dans laquelle on compose soi-même des phrases avec les éléments de vocabulaire et de grammaire qu'on a acquis.

Or, depuis le XVIIIe siècle, l'enseignement de la musique "classique" a progressivement abandonné le mode actif. Aujourd'hui la grande majorité des musiciens "classiques" sont formés uniquement à être des lecteurs, et ne pratiquent la musique qu'en mode passif. Ce type de formation est basé sur le principe de la division technique du travail, et a répondu aux besoins d'une culture musicale basée sur l'orchestre tel qu'il s'est développé à partir du XVIIIe siècle. Mais aujourd'hui, ce modèle culturel est en perte de vitesse, et il paraît à nouveau nécessaire de former des musiciens possédant une vue d'ensemble de leur métier, capables de comprendre les musiques qu'ils jouent et de produire eux-même des improvisations, des arrangements, des compositions, ou de nouvelles formes d'expression musicale.

L'Association Musique Improvisée de Lausanne (AMIL) travaille depuis 1997 pour retrouver une pédagogie complète de la musique, incluant le mode actif. Aujourd'hui, elle dispose d'une large expérience, d'une grande documentation et est en contact avec un grand réseau de spécialistes.

D'autre part, notre expérience a montré que les étudiants progressent plus vite lorsqu'ils se mettent à étudier les styles de musique qui leur plaisent le plus. Trouver son style favori est une démarche individuelle, qui prend parfois du temps. En particulier, il est utile d'aborder sans préjugés les musiques dites "populaires", que la tradition "classique" a dénigrées pendant les deux derniers siècles, pour des raisons sociologiques qui n'ont plus de pertinence aujourd'hui.

En résumé, nous vous proposons:

un apprentissage de la musique par une approche globale,
intégrant la compréhension et la maîtrise du langage musical,

autrement dit : un travail simultané
de la technique instrumentale et/ou vocale,
du solfège,
de l'improvisation
et de la composition.

Cette approche s'applique à tous les instruments et tous les styles de musique.

Notre enseignement est basé sur une étude scrupuleuse
des sources musicales et théoriques de chaque style,
en faisant appel au besoin à un grand réseau de spécialistes.

Quelle que soit la musique que vous voulez apprendre,
et quelles que soient vos connaissances déjà acquises,
nous chercherons la solution pédagogique la plus appropriée
pour vous.

N'hésitez pas à nous contacter pour un entretien.

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(1) Wikipedia, "Langue vivante", 2014

(2) dans "L’improvisation est proche de la vie", interview de Pierre-Yves Borgeaud, L’HEBDO - 14 septembre 1995, page 72.